La ligne Nice-Tende, inaugurée en 1928, mène à plus de 1 000 mètres d’altitude
D’un côté, des cols à franchir au volant ; de l’autre, une voie ferrée ouverte en 1928 qui relie Nice à Tende et dessert les villages de la Roya.
En bref
- La Route des Grandes Alpes relie le lac Léman à la Méditerranée par des cols comme l’Iseran ou le Galibier.
- Le Train des Merveilles quitte Nice pour Tende et monte à plus de 1 000 mètres.
- Cinq haltes ponctuent la ligne, de Sospel à Tende, avec patrimoine à visiter à pied.
Prendre le volant pour enchaîner les cols, ou s’asseoir dans un TER qui monte vers les villages de la Roya : la montagne alpine se découvre de ces deux manières. L’une réclame de l’endurance au conducteur, l’autre laisse le regard libre.
La Route des Grandes Alpes, l’itinéraire du conducteur
Cet itinéraire s’étire du lac Léman jusqu’à la Méditerranée et franchit des cols tels que l’Iseran ou le Galibier. D’après Yahoo, ces routes sont souvent sinueuses et demandent de la patience.
En contrepartie, le voyageur est récompensé par des panoramas qui oscillent entre neiges éternelles et vallées verdoyantes. Ce parcours convient à ceux qui aiment conduire et acceptent de ralentir pour mieux regarder le paysage.
Le Train des Merveilles, l’itinéraire de celui qui se laisse porter
Au départ de Nice, la ligne aboutit à Tende, au cœur des Alpes-Maritimes. Selon Le Dauphiné, elle passe successivement par les vallées du Paillon, de la Bévéra puis de la Roya, et s’achève aux portes du parc national du Mercantour. Le trajet quitte le littoral pour s’enfoncer dans l’arrière-pays : les vallées se resserrent, les reliefs se marquent et les villages apparaissent sur les flancs des montagnes.

Le chantier a démarré à la fin du XIXe siècle. Il devait faciliter les déplacements entre Nice et les vallées de l’arrière-pays, tout en assurant une liaison vers Tende et la frontière italienne. Pour s’adapter à un relief très accidenté, la ligne multiplie tunnels, viaducs et ponts, et certains tunnels décrivent une hélice qui permet au train de gagner de la hauteur.
La Seconde Guerre mondiale a détruit plusieurs infrastructures ; la voie a ensuite été reconstruite et permet de nouveau de rejoindre les villages de la Roya en train. Ce sont des TER, exploités pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui effectuent le parcours.
Les haltes possibles, de Sospel à Tende
Chaque arrêt ouvre sur un village que l’on parcourt à pied ou presque.
- Sospel, village médiéval de la vallée de la Bévéra, à environ 350 mètres d’altitude : le Pont-Vieux et la cathédrale Saint-Michel, de style baroque, se trouvent à quelques minutes de la gare.
- Breil-sur-Roya : à proximité de la gare, l’Écomusée du Haut-Pays et des Transports raconte une partie de l’histoire des chemins de fer locaux, et les sports d’eau vive complètent la visite aux beaux jours.
- Saorge : depuis la gare de Fontan-Saorge, une marche mène à ce village perché au-dessus des gorges de la Roya, dont le monastère franciscain a été commencé au XVIIe siècle.
- La Brigue : on y arrive à pied depuis la gare. Elle abrite la collégiale Saint-Martin et les vestiges du château des Lascaris, tandis que la chapelle Notre-Dame-des-Fontaines, à l’écart, est surnommée « chapelle Sixtine des Alpes-Maritimes ».
- Tende, terminus à environ 800 mètres d’altitude, dans la haute vallée de la Roya : on y visite la collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption et le musée départemental des Merveilles, consacré aux gravures rupestres.
À Sospel, le village se situe à une vingtaine de kilomètres de Menton, et l’on peut prolonger la halte par une promenade dans le centre historique ou jusqu’aux anciens forts qui entourent la commune. À Tende, le vieux village garde une organisation médiévale, avec des ruelles étroites et des passages couverts.
Photo : Duc Tinh Ngo / Pexels
